Selma : commémoration du 50e anniversaire de la marche des droits civiques

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Marche de Selma pour les droits civiques avec Martin Luther King

Marche de Selma pour les droits civiques avec Martin Luther King

 

 

L’Amérique a célébré le 50e anniversaire des marches de Selma et plus particulièrement du Bloody Sunday. Le 7 mars 1965, cet épisode avait marqué un tournant dans la lutte pour les droits civiques.
Barack Obama s’est rendu sur le pont Edmund Pettus et prononcé un discours pour commémorer cet événement.

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Barack Obama rend hommage aux militants des droits civiques

Le président des Etats-Unis s’est rendu dans la ville de Selma, dans l’Alabama, afin de commémorer le 50e anniversaire du Bloody Sunday.
Il a fait un discours poignant salué par de nombreux commentateurs politiques et la plupart des internautes.
Sur CNN, l’historien Douglas Brinkley a comparé l’intervention de Barack Obama au discours «I Have a Dream»  de Martin Luther King.
Des milliers de personnes ont assisté à cet hommage devant l’emblématique pont Edmund Pettus.

Voting Act, un héritage à préserver

Il a rendu un hommage à Martin Luther King et aux militants des droits civiques qui ont lutté pour rendre l’Amérique plus juste malgré l’oppression et la violence.
L’hommage aux militants qui se sont battus pour que le droit de vote devienne réellement universel a été l’occasion de mettre en garde contre les agissements de certains Etats qui mettent en place des mesures pour le restreindre.
Il a ainsi déclaré : « Aujourd’hui même, en 2015, 50 ans après Selma, il y a des lois à travers ce pays conçues pour rendre le vote plus difficile »
« Au moment où nous parlons, d’autres lois de ce type sont proposées. Comment cela est-il possible? »
Il s’agissait d’une allusion assez claire aux mesures prises par les républicains dans certains Etats afin de rendre plus compliqué l’inscription sur les listes électorales. Ces mesures sont réputées toucher de façon disproportionnée les minorités, sous couvert de lutte contre la fraude, selon les démocrates.

 Des progrès dans une marche vers l’égalité pas encore terminée

Il a prolongé le combat des Noirs Américains et élargi la question de la quête de l’égalité à d’autres communautés : les femmes, les homosexuels, les immigrés.
Il s’est voulu positif en évoquant les progrès réalisés par l’Amérique dans sa marche vers l’égalité même s’il a reconnu que « le racisme n’avait pas disparu ». Il a notamment évoqué le cas de la ville de Ferguson, où une enquête officielle a mis en lumière le racisme des autorités contre les Noirs-Américains, pour montrer qu’il était conscient des discriminations qui perduraient mais a nuancé en affirmant que de telles dérives n’étaient plus la norme aujourd’hui : « ce qui s’est passé à Ferguson n’est peut-être pas un cas unique mais ce n’est plus une situation endémique « .
« Si vous pensez que rien n’a changé, demandez à quelqu’un qui a vécu à Selma, Chicago ou Los Angeles dans les années 50. Demandez à une femme PDG qui aurait jadis été confinée à un rôle de secrétaire si rien n’a changé. Demandez à un ami gai s’il est plus facile d’affirmer son identité et sa fierté en Amérique aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Nier ce progrès – notre progrès – nous priverait de notre pouvoir d’agir afin d’améliorer l’Amérique. »

Sans angélisme, il rappelle que la lutte pour l’égalité n’est pas terminée : « Il nous suffit d’ouvrir nos yeux, nos oreilles et nos cœurs pour savoir que l’ombre de l’histoire raciale de ce pays plane toujours sur nous. Nous savons que la marche n’est pas terminée, que la course n’a pas encore été gagnée, et que l’atteinte de cette destination bénie où nous serons jugés par le contenu de notre caractère requiert que nous l’admettions »

 

Vidéo du discours de Barack Obama

Vidéo de l’intervention de Barack Obama à Selma. La vidéo est en anglais.

 

Les 3 marches de Selma : 1965 tournant de la lutte pour les droits civiques

Dans la mémoire collective, les marches de Selma sont souvent considérées comme un tournant de la lutte pour les droits civiques.
Trois marches ont été organisées dans cette ville du Sud afin de demander l’égalité des droits entre Noirs et Blancs, permettre l’inscription des Noirs sur les listes électorales et l’exercice réel de leur droit de vote.

 

 Vidéo (anglais) : les marches de Selma

 

1ere marche : Bloody Sunday, 7 mars 1965

Près de 600 manifestants luttant pour les droits civiques tentent de faire une marche entre Selma et Montgomery afin de remettre une pétition au gouverneur Wallace. Ils entendent demander des explications sur la mort d’un jeune militant Noir abattu par la police et réclamer le plein exercice du droit de vote.
Arrivés devant le pont Edmund Pettus, les autorités leur barrent la route puis chargent la foule. Les manifestants sont brutalisés par la police qui fait usage de matraques, de gaz lacrymogènes …

Les images télévisés de la sanglante répression de marcheurs pacifiques émeuvent l’Amérique et obligent le Président Johnson a réagir. Il fait une déclaration et promet un texte de loi.

 

2e marche : Turnaround Tuesday

Le 9 mars 1965, Martin Luther King mène une marche avec 2 500 participants.
La décision de mener cette marche est débattue car une décision de justice imposaient de remettre la marche à plus tard.
Cependant beaucoup de militants souhaitent répondre aux événements du Bloody Sunday.
Il est décidé d’organiser la marche mais de l’arrêter lorsque les autorités l’exigent.
Trois marcheurs Blancs sont attaqués par des membres du Ku Klux Klan. L’un d’entre eux, le Réverend Jame Reeb, décédera de ses blessures le 11 mars.
La mort du Pasteur James Reeb cause une grande émotion dans le pays.

 

3e marche : du 21 au  25 mars 1965

Escortés par la Garde Nationale, près de 30 000 marcheurs sont guidés par Martin Luther King. Il s’agira de la seule marche qui arrivera, à destination, à Montgomery

Le 17 mars, une décision de justice finalement favorable reconnait que les droits  constitutionnels des marcheurs ne pouvaient être restreints par l’Etats de l’Alabama.
Dès le dimanche 21 mars 1965, des marcheurs se mettent en route vers Montgomery.
Les rangs des marcheurs grandissent chaque jour, jusqu’au 25 mars où ils atteignent Montgomery.
Dans la nuit, la militante (Blanche) Viola Liuzzo qui ramenait des marcheurs (Noirs) en voiture est assassinée par le Ku Klux Klan.

 

 Voting Act de 1965

La violence des autorités sudistes et l’émotion suite à la mort du Pasteur Reeb amènent le Président Johnson à prendre position publiquement. Il reconnait le courage des militants et la légitimité de leur lutte. Il promet une loi. Finalement, le Président Johnson signe le « Voting Act » garantissant le droit de vote à tous les américains, le 6 août 1965.

 

 

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